Association pour la Restauration de l'Eglise de Joyeuse   -   AREJ


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Assemblée générale annuelle ordinaire du 9 mars 2007

Rapport d'activités 2006 in-extenso
par le vice-président Bernard Saison.

 

 Un petit rappel sur l'association:

Après une réunion constitutive le 27 février 2006, les statuts ont été déposés en préfecture en mars, pour parution au Journal Officiel le 1° avril 2006.

Notre association permet à des habitants de Joyeuse et des environs, ayant un but commun, de se réunir et d'œuvrer pour la restauration complète, extérieur et intérieur, de l'église St Pierre de Joyeuse, un élément important de notre patrimoine.

Cette association n'a aucun caractère politique ou cultuel, même si l'édifice a une affectation religieuse. L'Arej est là pour apporter des idées, des propositions et plus tard des moyens aux différents acteurs pouvant intervenir dans le processus de restauration.

Je dirais que son premier rôle est de faciliter les choses, de mettre de l'huile dans les rouages, afin que la projet avance.

Passons maintenant au rapport de nos activités en 2006.

La première chose à faire a été de découvrir par nous-mêmes ( bien que nous ne soyons pas  experts), les dégâts occasionnés par le temps à l'édifice, et de rencontrer les différents acteurs et parties prenantes de ce vaste projet afin de nous rendre compte de leur poids dans la prise de décision.

Voici sans aucun ordre d'importance ces différents acteurs:

En premier lieu: la DRAC, Direction Régionale des Affaires Culturelles, située à Lyon, avec une antenne à Privas: L'église est un monument inscrit dans son ensemble à l'Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques de 1988, tout comme le château. Cela signifie que toute modification importante doit recevoir l'aval de l'ACMH, l'Architecte en Chef des Monuments Historiques, Monsieur Naviglio. 

En deuxième lieu: La Mairie, car elle est propriétaire du bâtiment. Elle a le devoir, comme tout bon propriétaire, de l'entretenir... Et elle est la seule à pouvoir engager des travaux. Son importance est donc primordiale. Rien ne peut se faire sans son accord. Il faut donc avoir des relations franches et régulières avec la Municipalité et en particulier avec Monsieur le Maire.

En troisième lieu: Les instances régionales, départementales et étatiques, également peuvent être amenées à donner leur avis, en particulier en cas d'appel à subventions. On trouve là:

         - Le Sous-Préfet,

         - Le Conseil Général, et en l'occurrence Monsieur Raoul L'Herminier, notre conseiller, en charge de l'activité culturelle pour le département.

         - Le Député de la circonscription, avec son action dans les projets Sithère de sauvegarde du patrimoine ardéchois.

En quatrième lieu: L'affectataire: c'est le "locataire" de l'église, en l'occurrence, le père Charles Rochette. En deuxième plan, la Commission Diocésaine d'Art Sacré, qui aura un rôle et un poids importants, vis à vis de la municipalité, dans le projet de restauration intérieure de l'église.

En Dernier lieu: ... et c'est pour moi le plus significatif, la population de Joyeuse, car elle peut être un poids, indirect mais déterminant. Sans elle, sans votre appui, rien ne pourra se faire, et c'est avec votre volonté et  vos relations personnelles avec la municipalité, le conseiller général, le député que les projets pourront aboutir plus rapidement.

Voilà pour les acteurs, parlons des actions:

Nous avons organisé une réunion publique, en juillet, pour montrer l'état des lieux, photos à l'appui. Réunion décisive et significative de votre intérêt, puisqu'il y avait un peu plus de 100 personnes.

Nous avions, à l'époque, la volonté de demander et de participer à l'élaboration d'un projet global pour la restauration extérieure et intérieure, comme cela avait été entamé en 1988 et qui n'avait pas abouti. Cela nécessitait la visite de l'ACMH pour avoir son avis et son soutien. Cette visite a eu lieu le 8 mars 2006. Un rapport officiel en a été remis à M. le Maire.

Pour l'essentiel, on y parlait des fissures qui posent le problème de la stabilité du bâtiment, de la non étanchéité du couvert et du parvis, de l'évacuation défectueuse des eaux pluviales, de la remise en état des faces murales intérieures et extérieures.

Petit commentaire: La municipalité, bien que prévenue de cette visite, n'était pas représentée.

L'élaboration d'un projet détaillé n'étant pas gratuite,( de l'ordre de 3 à 5 % du montant des travaux), nous nous devions d'en discuter avec M. le Maire, afin que cette dépense soit inscrite au budget, débattue en Conseil Municipal. Il fallait ensuite trouver un cabinet d'architecte pour lancer l'opération.

Selon l'ACMH, cette étude pouvait prendre de 18 mois à 2 ans.

Nous avons donc, MM. Reynouard, Dusserre et moi-même rencontré M. le Maire, le 9 juin 2006:

Refus catégorique de M. Lacour sur un tel projet. Il ne voulait pas engager la prochaine municipalité. Aucun soutien possible, ni de la DRAC, ni de l'ACMH. Ils n'ont aucune autorité sur le maire. Conséquence de cette attitude négative:

     2 années perdues avant les élections d'avril 2008

     et, peut-être 1 à 2 ans de plus pour avancer avec le nouveau maire.

Nous devions donc changer de stratégie. Aussi, au cours de la réunion, nous avons listé les travaux les plus urgents pour que, de façon visible, les Joyeusains puissent se rendre compte que les choses, néanmoins, avançaient:

        -  Remplacement du linteau  ( projet alors en suspens ).

        -  Étancher le parvis: problème de remontée d'humidité sur la façade (et dans le musée ? ).

        -  Toit du chœur de l'église, en même temps que les travaux du couvent.

        - Revoir les évacuations des eaux pluviales coté nord. Pose de chenaux.

En même temps, il fallait que la municipalité entende parler de l'église:

        - 10 articles dans les journaux locaux,

        - Prises de contact avec différents conseillers municipaux

        - Rencontre avec le Conseiller général Raoul L'Herminier

        - Ouverture de l'église le plus souvent possible, en particulier lors de manifestations culturelles.

        - Rencontre avec le député, J.C. Flory.

 

Après toutes ces actions de lobbying, nous avons pu avoir des réunions plus régulières avec M. le Maire qui nous a confirmé la réalisation des travaux envisagés, avant la fin de son mandat.

Ce qui a été fait, ou qui est en cours ou qui sera fait dans les semaines qui viennent:

      -  Pose du linteau: décembre 2006.

      -  Ponçage et vernis des 2 portes principales: en cours.

      -  Toit du couvent qui protège la chapelle ducale et la sacristie. début des travaux: avril 07

      -  Toit de la chapelle St Régis.                                                                 idem

      -  Révision du toit de la nef.                                                                     idem

      -  Pose de chenaux et évacuations des eaux.                                            idem

 

Je me répète: Ce projet concernant le toit est crucial et sa bonne et totale réalisation est à suivre. Nous sollicitons votre aide pour en parler autour de vous, auprès des conseillers et du maire.

Le but étant la mise hors d'eau du bâtiment.

Il était alors nécessaire d'envisager la suite. Nous avons donc entamé une réflexion sur la restauration intérieure, sujet sur lequel le maire ne veut pas trop s'engager.

Dans un premier temps, nous avons pris un  contact de première approche, ( sans prise en compte d'exigences particulières des décideurs) avec un architecte spécialisé, celui qui est intervenu pour l'église de Rosières. Coût, pour un projet détaillé: 3,6% du montant des travaux, somme que l'association n'est pas à même de financer.

Nous avons donc rédigé une "Première approche " et récemment l'avons proposé au représentant de la Commission d'Art Sacré et au père Rochette, l'affectataire.

René Dusserre vous commentera cette " Première approche".

J'en ai fini pour l'aspect technique.   Y a-t-il des questions sur ce sujet ?

 

Nous avons également réalisé en 2006:

 Un site Internet dédié à l'église, où on peut trouver des photos, des comptes rendus de réunions, une possibilité d'adhésion, ... Nous avons également une adresse Internet. La création et la gestion du site et de la boîte postale est due à un adhérent qui est intervenu et qui intervient gratuitement

Ce site est un excellent outil de promotion de la sauvegarde du patrimoine, mais aussi un moyen d'échange avec les membres de l'association, d'autres associations culturelles et la population de Joyeuse.

Autre action: Un ou deux représentants de l'association  ont assisté à toutes les réunions mensuelles du Conseil Municipal.

Vous avez pu remarquer que l'Arej est là pour que les choses avancent, mais il faut beaucoup de ténacité ... Aidez-nous!

Et nous voulons pour 2007, mettre la main à la pâte et réaliser, par nous-mêmes, des activités plus concrètes. Ce sera le sujet de discussion du plan 2007.

 

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