Association pour la Restauration de l'Eglise de Joyeuse   -   AREJ
Eglise Saint-Pierre

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2007                                                                        1907

Construite sur un éperon rocheux, à proximité du château des ducs de Joyeuse, l'église Saint-Pierre a fière allure, en particulier quand on la découvre se profilant à la sortie de la Grand' Rue.
Comme pour la plupart des communes, son clocher dominant la vallée, est le signe de la présence d'une communauté chrétienne. Actuellement, des célébrations dominicales ont lieu tous les samedis à 19 heures ainsi que le 2e dimanche du mois à 10h30.
Sa proximité avec le musée de la châtaigneraie permet à de très nombreux visiteurs de s'y arrêter pour un moment de recueillement ou pour la découverte d'un lieu chargé d'histoire.

Dès le XIe siècle s'élevait en cet endroit, près du château féodal, une chapelle dédiée à Saint-Pierre. En 1111, elle fut donnée par Mgr Léger, évêque de Viviers, aux moines de Cluny, avec l'église de Rosières dont elle dépendait. De 1111 à 1617, l'église Saint-Pierre de Joyeuse fut une annexe du prieuré de Rosières qui relevait lui-même du prieuré bénédictin de Ruoms.
Au cours du XIIIe siècle fut érigée la croisée du chœur avec sa voûte en ogive de forme bombée.

Au début du XVIe siècle, la famille de Joyeuse construisit, sur les ruines du château féodal, un château de style renaissance qui communiquait par un passage voûté avec la chapelle ducale de Sainte-Croix. Celle-ci, située à gauche du chœur de l'église est l'œuvre de Guillaume de Joyeuse, évêque d'Alet (ancien siège épiscopal dans l'Aude). Le tombeau de l'évêque est situé au pied de l'autel et la dalle gravée représente le prélat.
Cette chapelle, également du début du XVIe siècle, est une très belle construction de style gothique flamboyant. Devenue chapelle de la Sainte-Vierge, son autel en marbre blanc du XIXe siècle est surmonté du magnifique tableau de l'Annonciation, classé monument historique. Cette peinture de grandes dimensions, attribuée à Raphaël ou à son école, aurait été rapportée de Rome par le Cardinal François de Joyeuse.
En 1618, Henriette-Catherine, Duchesse de Joyeuse, obtint du pape Paul V l'érection de Joyeuse en paroisse. Celle-ci sera administrée par des Pères Oratoriens qui enseigneront par la suite dans le collège construit de 1618 à 1629, sur le côté nord de l'église, selon la volonté du Cardinal de Joyeuse.

C'est en 1669 que l'antique église, devenue trop petite, sera reconstruite selon les plans établis par le père Freyssinand, supérieur du collège et curé de Joyeuse. Les travaux furent effectués par le maître-maçon Georges Pitiot, pour le prix de 5000 livres et par les habitants qui fournirent 300 journées de travail. Seuls furent conservés, le chœur, la chapelle ducale et les chapelles situées à gauche de la nef. De 1669 à 1675 furent construites, la nef sur croisée d'ogives, respectant la disposition primitive de l'église et les quatre chapelles de droite. Les travaux furent achevés en 1676 avec la construction du clocher (la flèche détruite en 1793 a d'abord été remplacée par un toit plat, puis refaite en 1912).
Faute de moyens la chapelle à la droite du chœur ne put être construite et c'est seulement ai XIXe siècle qu'elle put être réalisée. Elle fut achevée en 1826 et porte le nom de Saint-Régis, apôtre du Vivarais. Un tableau le représentant est situé au-dessus de l'autel du XVIIe siècle, en marbre du Languedoc. Sur cet autel a été placé le magnifique tabernacle en bois sculpté et doré, de style Louis XIV (classé monument historique) qui était jusque là le maître-autel de l'église.
En 1849, le mur droit derrière l'autel fut supprimé et remplacé par l'abside actuelle en hémicycle, ajourée par deux vitraux représentant les apôtres Pierre et Paul, patrons de la paroisse. C'est à cette occasion que fut placé l'autel en marbre blanc actuel commandé pour la cathédrale de Pointe-à-Pitre et refusé à cause de sa hauteur (risques de tremblements de terre en Guadeloupe).

L'église de Joyeuse est une véritable nécropole avec les nombreux caveaux qui sont situés dans les chapelles, outre le tombeau de l'évêque Guillaume, la chapelle de la sainte-Vierge contient les sépultures des seigneurs de Joyeuse des XIVe, XVe et XVIe siècles. Sous le dallage du chœur se trouvent celles des pères de l'Oratoire décédés à Joyeuse de 1618 à 1789.
La première chapelle à gauche, chapelle du Sacré-Cœur, ancienne chapelle Saint-Louis a été fondée par les vicomtes de Montravel qui y eurent leur caveau. Au-dessus de l'autel se trouve un tableau du XVIIe siècle, de l'école de Simon Vouet (Saint-Louis en prière devant la couronne d'épines).
La chapelle suivante, autrefois chapelle Saint-Jacques puis Sainte-Philomène, a été fondée par les comtes de la Saumée. Depuis la béatification de Thérèse Couderc en 1951, cette chapelle contient sa statue et lui est dédiée.
Sainte Thérèse Couderc, née à Sablières en 1805, fut la fondatrice des communautés du Cénacle. Canonisée par Paul VI le 10 mai 1970, elle est depuis 2003 la patronne de la nouvelle paroisse "Sainte Thérèse des Cévennes".
A droite du vaisseau central est situé la chapelle des Fonts-Baptismaux, ancienne chapelle du Saint-Sacrement, fermée par une grille.
La deuxième chapelle, Notre Dame des sept douleurs ou des morts des trois guerres, a été fondée en 1513 sous le vocable de Saint-André. Elle servit de sépulture aux membres de plusieurs familles (le prieur d'Alamagne et les familles consulaires Motte et Gasques de Combes). C'est au XIXe siècle que lui fut donné son vocable actuel, lors de l'installation en 1842 du monument de la Piéta, offert par la reine Marie-Amélie, épouse du roi Louis-Philippe, après la mort accidentelle de leur fils, le Duc d'Orléans (allié avec la famille de Joyeuse). Par la suite trois plaques y ont été posées en hommage aux morts des trois guerres.
Enfin, la troisième chapelle de Saint-Joseph et de Saint-Antoine a été longtemps la chapelle funéraire des seigneurs de Tauriers.
(Documentation historique due aux études réalisées par Robert Saint-Jean et mentionnées par Jacques Lacour dans son livre "visite du vieux Joyeuse").

Depuis la loi de 1905 l'église est propriété de la commune, le prêtre responsable en étant l'affectataire.
En 1912 la flèche du clocher a remplacé le toit de tuiles mis en place après la période révolutionnaire.
C'est en 1953 que l'intérieur fut rénové, les décors colorés étant remplacés par un ensemble d'une grande sobriété. C'est le père Raphanel, curé de la paroisse, qui fut le maître d'œuvre pendant la municipalité de M. Vessaud. Depuis, des améliorations ont été réalisées, électrification des cloches, chauffage, modification de l'éclairage, sonorisation et réparation partielle de la toiture; mais le devis réalisé en 1997, comprenant la réfection totale du toit est resté sans suite. Les dégâts étaient déjà importants à ce moment-là et les nombreuses gouttières ont continué leur œuvre.

Devant la détérioration progressive de l'église, patrimoine communal inscrit à l'inventaire des monuments historiques en 1988, une association a été créée début 2006. Il s'agit de l'AREJ (Association pour la Restauration de l'Eglise de Joyeuse) dont le but est de contribuer, en lien avec la municipalité, à la restauration progressive mais complète de ce bâtiment. Les très nombreuses adhésions déjà enregistrées témoignent de la volonté de la population locale, mais aussi de ceux qui sont attachés au pays, pour que la restauration de l'église soit au programme des prochaines réalisations de la commune.

L'ensemble de l'édifice a été inscrit aux monuments historiques et a fait l'objet de l'arrêté du 19 avril 1988.
 

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